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Fast alle weg..
Sehr gelungen! Und endlich wird der Kunde mit in den Spot einbezogen

Je ne me lasse pas d'écouter les billets d'humeur de Serge Orru, Directeur Général du WWF France, dans la chronique "C'est pas du vent" tous les mardis vers 11h sur RFI. Ils sont aussi très agréables à lire, d'ailleurs voici celui du 05 Mars :
Entendez-vous le cri du jetable dans nos poubelles réunies ?
Entendez-vous les hurlements de ces matières précieuses qui ont mis des millions d’années à se constituer. Et que l’on transforme illico en produits Kleenex !
Certes, on a réussit à contrer ici et là le monde du jetable, ainsi avec la distribution réduite des sacs en plastique, mais il reste tant à faire pour éradiquer les icônes de la société de consommation sur notre planète.
Et on nous rapporte qu’un continent de déchets en plastique vogue tristement au large du Pacifique Nord. Un continent …
Pourtant, nous continuons à acheter et à utiliser des produits jetables… en bois, en plastique, en alu… Tenez à propos d’alu, même Georges Clooney dans ses publicités doit prendre garde à ces jolies petites dosettes de café que des belles souhaitent subtiliser.
« What else ? »
Avec ses fabuleuses dosettes en aluminium, aux couleurs chatoyantes, le café parait délicieux. Nectar délicatement mousseux grâce à la machine expressément faite pour ce marché qui représente un milliard et demi d’euros en 2008. Nous dégustons la caféine avec plus de trois milliards de dosettes en aluminium.
Ainsi, on boit la tasse, au maximum !
Savez-vous que nous payons notre café en dosettes plus de cinquante euros le kilo ? Soit quatre fois plus cher que le meilleur café équitable et bio.
Quand on évoque le recyclage de ces capsules adorables qui sont faiblement collectées à ce jour, il faut expliquer que la production de l’aluminium pour nos tendres dosettes exige du fluor et d’énormes quantités de déchets toxiques ; avec nos amies les dosettes, on multiplie par 10 les déchets ! Et le recyclage nécessite beaucoup d’eau et d’énergie .
Voilà que nous rentrons dans l’ère du vert jetable. Dans les produits de grande consommation, l’écologie a fait son apparition. De plus en plus de produits verts, de produits recyclés. Mais le jetable, même joli, même repeint en vert reste du jetable. Et c’est à une société du durable qu’il nous faut accéder . Une société qui choisit l’usage et le sens plutôt que la possession et la consommation. Une société dans laquelle les produits durent plus longtemps et servent à plus de gens .
Certainement pas une société où sous prétexte de faire des produits soi-disant verts ou moins polluants, on persiste à en fabriquer toujours plus, alourdissant ainsi notre empreinte écologique.
Ma grand-mère avait l’habitude de dire qu’elle n’avait pas les moyens d’acheter des produits qui ne duraient pas.
Aujourd’hui, je vous le dis : c’est l’humanité qui n’en a plus les moyens.
What else Georges ?