On ne le présente plus, mais une piqûre de rappel de fait jamais de mal.
Georges Rousse peint, fait de la photo, et joue avec la perception. Un de ses axes de recherche majeurs porte sur l'anamorphose. Il joue avec l'espace, les formes, la couleur, et même la lettre. Tout est prétexte pour lui à surprendre l'œil, et bien souvent ses œuvres sont totalement éphémères, puisque les espaces qu'il appréhende sont souvent abandonnés, et détruits quelques temps après son passage. On ne garde donc comme trace de son travail que la photo qu'il en a faite.
Cela n'a a priori rien à voir avec l'édition ou la typo, mais mener le même genre d'expérimentations avec un support papier, livre ou autre, pourrait, selon moi, générer des choses surprenantes et fort intéressantes.
Voici un extrait de sa biographie ainsi que de ses réalisations:
"Depuis le Noël de ses 9 ans où il reçut en cadeau le mythique Brownie Flash de Kodak, l'appareil photo n'a plus quitté Georges Rousse. Alors qu'il est étudiant en médecine à Nice, il décide d'apprendre chez un professionnel les techniques de prise de vue et de tirage puis de créer son propre studio de photographie d'architecture. Mais bientôt sa passion le pousse à se consacrer entièrement à une pratique artistique de ce médium sur la trace des grands maîtres américains, Steichen, Stieglitz ou Ansel Adams.
C'est avec la découverte du
Land Art et du
Carré noir sur fond blanc de Malevitch que Georges Rousse choisit d'intervenir dans le champ photographique établissant une relation inédite de la peinture à l'Espace. Il investit alors des lieux abandonnés qu'il affectionne depuis toujours pour les transformer en espace pictural et y construire une œuvre éphémère, unique, que seule la photographie restitue."