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Here are posterous posts filed under capitalisme...

recriweb says...

[...]

Depuis l’accession de Sarkozy au pouvoir, la seule stratégie électorale du Parti socialiste consiste à attendre que Sarkozy se déconsidère. Le Parti socialiste n’a rien à proposer sur le plan social, rien à proposer face à la crise et ses conséquences désastreuses et ne propose rien. Il attend que la politique de la droite fasse regretter la gauche et la renforce. Il est tout à fait dans la logique de cette « stratégie » que de faire de Sarkozy et de sa cour les responsables de tous les maux qui frappent ce pays. L’objectif de battre Sarkozy sur le plan électoral devient, explicitement ou en creux, la réponse à tout : au chômage, à la dégradation des conditions d’existence des classes populaires et tout le reste.

Ce n’est pas seulement stupide, bien que cela le soit. C’est très intéressé de la part du Parti socialiste. Gonfler l’importance de Sarkozy est une façon de dissimuler derrière la marionnette du père Fouettard ceux qui tirent les ficelles, le patronat, la grande bourgeoisie. Les mesures prises contre le monde du travail, contre les classes populaires, le sont parce qu’elles correspondent à des intérêts de classe bien plus puissants que la petite personne du président de la République.

Même dans l’opposition, le Parti socialiste reste un parti responsable vis-à-vis de la bourgeoisie. Il sait que si, d’aventure, il revient au pouvoir, il devra gouverner pour le compte de celle-ci, comme il l’a toujours fait lorsqu’il a été au gouvernement. D’où l’extrême prudence du Parti socialiste, même éloigné du pouvoir, vis-à-vis de toute promesse que les classes populaires pourraient prendre au sérieux en lui demandant des comptes le cas échéant.

À sa façon, la gauche réformiste participe à la fabrication d’un Sarkozy omniprésident. Pas seulement par cet aspect accessoire qui a les faveurs des commentateurs qui glosent sur les divisions de la gauche face à une droite plus ou moins unie derrière Sarkozy.

En s’en prenant à Sarkozy, le Parti socialiste contribue à l’installer sur un piédestal. Il y a un peu plus de quarante ans, la gauche réformiste, à l’époque surtout le Parti communiste, a contribué à tisser autour de De Gaulle la légende d’un pouvoir fort contre lequel il n’y avait rien à faire, y compris à une époque où ce pouvoir était usé et déclinant. Jusqu’à ce que Mai 1968 dissipe la légende et transforme l’homme du pouvoir fort en un président désemparé allant chercher secours auprès du général Massu et son armée stationnant en Allemagne. Et De Gaulle, c’était autre chose que Sarkozy !

Que le Parti socialiste substitue à la lutte de classe sociale les affrontements électoraux, c’est dans l’ordre des choses. Si le Parti socialiste a besoin du vote des classes populaires pour arriver au pouvoir, une fois installé il mènera une variante de la même politique antiouvrière que mène la droite au pouvoir.

C’est vrai même à des périodes où l’aggravation de la crise ne donne pas aux rapports de classes un caractère aussi dur qu’en ce moment. Si la droite et la gauche se distinguent dans leur langage, s’il y a une différence dans la nature de certaines mesures que l’une et l’autre prennent en fonction de ce qui plaît à leur électorat, sur le fond social l’une et l’autre défendent la domination, les intérêts de la grande bourgeoisie.

Oui, les choses se passent ainsi en toutes circonstances. Mais, en cette période de crise où la grande bourgeoisie est engagée dans une guerre féroce contre les classes laborieuses pour préserver ses profits, elle ne tolère et ne tolèrera aucun écart, même de langage, sur les questions qui sont essentielles pour ses intérêts.

Soit dit en passant, il est significatif que, à en juger par les derniers sondages, le meilleur cheval pour représenter le Parti socialiste dans la course présidentielle soit Dominique Strauss-Kahn. Cet homme, nommé avec l’aide de Sarkozy à la tête du Fonds monétaire international, une des institutions les plus symboliques de la bourgeoisie, montre à quel point lui comme ses semblables sont formés, dressés, pour être de bons gérants pour le compte de la grande bourgeoisie.

Encore une fois, que le Parti socialiste s’efforce de réduire la lutte de classe à la caricature dérisoire des compétitions électorales, c’est dans l’ordre des choses. Ce qui devrait l’être moins, c’est que les formations qui prétendent se situer sur la gauche du Parti socialiste en fassent autant. Et, cependant, non seulement du côté du Parti communiste ou du Parti de gauche, mais même du côté du NPA, « battre Sarkozy » devient ou redevient sinon l’unique objectif, du moins celui qui conditionne tout le reste.

Ce faisant, d’ailleurs, ils donnent au Parti socialiste les verges pour les battre. À six mois des élections régionales, mais à deux ans encore des élections présidentielle et législatives, le seul argument de « vente » du Parti socialiste se limite à l’affirmation que, puisque c’est lui qui est le plus à même de battre la droite sarkozyste, les autres devraient s’aligner derrière lui.

Et c’est ainsi qu’en cette période de crise où la classe ouvrière et les classes populaires sont confrontées à la véritable guerre de classe que leur mène le grand patronat, la droite comme la gauche institutionnelle se retrouvent à refaire de l’affrontement gauche - droite sur le terrain électoral, la clé de l’avenir.

Que Sarkozy suscite dans les classes populaires la haine qu’il mérite est normal. Mais le rôle de ceux qui ne confondent pas la réalité des choses avec leur reflet électoral devrait être de montrer la réalité des rapports de classes, la réalité du pouvoir de la bourgeoisie derrière l’homme politique qui l’incarne aujourd’hui, d’une manière particulièrement cynique, il est vrai.

La question politique clé des années à venir n’est certainement pas celle d’une alternative électorale à Sarkozy. La question clé est de savoir comment, quand, le prolétariat retrouvera confiance en lui-même pour imposer ses propres objectifs politiques à la bourgeoisie, au grand patronat, quels que soient leurs représentants politiques du moment à l’Élysée ou à Matignon. Il n’y a pas de véritable « alternative politique » dans les combinaisons électorales, avec ou sans le Modem, avec ou sans le Parti socialiste. L’alternative politique ne pourra venir que d’en bas, de l’intervention consciente des masses exploitées, de leur irruption dans la vie politique avec leurs objectifs de classe.

Extrait de la Lutte de classe 123, novembre 2009.

Filed under: capitalisme, capitalisme

recriweb says...

[...]

Depuis l’accession de Sarkozy au pouvoir, la seule stratégie électorale du Parti socialiste consiste à attendre que Sarkozy se déconsidère. Le Parti socialiste n’a rien à proposer sur le plan social, rien à proposer face à la crise et ses conséquences désastreuses et ne propose rien. Il attend que la politique de la droite fasse regretter la gauche et la renforce. Il est tout à fait dans la logique de cette « stratégie » que de faire de Sarkozy et de sa cour les responsables de tous les maux qui frappent ce pays. L’objectif de battre Sarkozy sur le plan électoral devient, explicitement ou en creux, la réponse à tout : au chômage, à la dégradation des conditions d’existence des classes populaires et tout le reste.

Ce n’est pas seulement stupide, bien que cela le soit. C’est très intéressé de la part du Parti socialiste. Gonfler l’importance de Sarkozy est une façon de dissimuler derrière la marionnette du père Fouettard ceux qui tirent les ficelles, le patronat, la grande bourgeoisie. Les mesures prises contre le monde du travail, contre les classes populaires, le sont parce qu’elles correspondent à des intérêts de classe bien plus puissants que la petite personne du président de la République.

Même dans l’opposition, le Parti socialiste reste un parti responsable vis-à-vis de la bourgeoisie. Il sait que si, d’aventure, il revient au pouvoir, il devra gouverner pour le compte de celle-ci, comme il l’a toujours fait lorsqu’il a été au gouvernement. D’où l’extrême prudence du Parti socialiste, même éloigné du pouvoir, vis-à-vis de toute promesse que les classes populaires pourraient prendre au sérieux en lui demandant des comptes le cas échéant.

À sa façon, la gauche réformiste participe à la fabrication d’un Sarkozy omniprésident. Pas seulement par cet aspect accessoire qui a les faveurs des commentateurs qui glosent sur les divisions de la gauche face à une droite plus ou moins unie derrière Sarkozy.

En s’en prenant à Sarkozy, le Parti socialiste contribue à l’installer sur un piédestal. Il y a un peu plus de quarante ans, la gauche réformiste, à l’époque surtout le Parti communiste, a contribué à tisser autour de De Gaulle la légende d’un pouvoir fort contre lequel il n’y avait rien à faire, y compris à une époque où ce pouvoir était usé et déclinant. Jusqu’à ce que Mai 1968 dissipe la légende et transforme l’homme du pouvoir fort en un président désemparé allant chercher secours auprès du général Massu et son armée stationnant en Allemagne. Et De Gaulle, c’était autre chose que Sarkozy !

Que le Parti socialiste substitue à la lutte de classe sociale les affrontements électoraux, c’est dans l’ordre des choses. Si le Parti socialiste a besoin du vote des classes populaires pour arriver au pouvoir, une fois installé il mènera une variante de la même politique antiouvrière que mène la droite au pouvoir.

C’est vrai même à des périodes où l’aggravation de la crise ne donne pas aux rapports de classes un caractère aussi dur qu’en ce moment. Si la droite et la gauche se distinguent dans leur langage, s’il y a une différence dans la nature de certaines mesures que l’une et l’autre prennent en fonction de ce qui plaît à leur électorat, sur le fond social l’une et l’autre défendent la domination, les intérêts de la grande bourgeoisie.

Oui, les choses se passent ainsi en toutes circonstances. Mais, en cette période de crise où la grande bourgeoisie est engagée dans une guerre féroce contre les classes laborieuses pour préserver ses profits, elle ne tolère et ne tolèrera aucun écart, même de langage, sur les questions qui sont essentielles pour ses intérêts.

Soit dit en passant, il est significatif que, à en juger par les derniers sondages, le meilleur cheval pour représenter le Parti socialiste dans la course présidentielle soit Dominique Strauss-Kahn. Cet homme, nommé avec l’aide de Sarkozy à la tête du Fonds monétaire international, une des institutions les plus symboliques de la bourgeoisie, montre à quel point lui comme ses semblables sont formés, dressés, pour être de bons gérants pour le compte de la grande bourgeoisie.

Encore une fois, que le Parti socialiste s’efforce de réduire la lutte de classe à la caricature dérisoire des compétitions électorales, c’est dans l’ordre des choses. Ce qui devrait l’être moins, c’est que les formations qui prétendent se situer sur la gauche du Parti socialiste en fassent autant. Et, cependant, non seulement du côté du Parti communiste ou du Parti de gauche, mais même du côté du NPA, « battre Sarkozy » devient ou redevient sinon l’unique objectif, du moins celui qui conditionne tout le reste.

Ce faisant, d’ailleurs, ils donnent au Parti socialiste les verges pour les battre. À six mois des élections régionales, mais à deux ans encore des élections présidentielle et législatives, le seul argument de « vente » du Parti socialiste se limite à l’affirmation que, puisque c’est lui qui est le plus à même de battre la droite sarkozyste, les autres devraient s’aligner derrière lui.

Et c’est ainsi qu’en cette période de crise où la classe ouvrière et les classes populaires sont confrontées à la véritable guerre de classe que leur mène le grand patronat, la droite comme la gauche institutionnelle se retrouvent à refaire de l’affrontement gauche - droite sur le terrain électoral, la clé de l’avenir.

Que Sarkozy suscite dans les classes populaires la haine qu’il mérite est normal. Mais le rôle de ceux qui ne confondent pas la réalité des choses avec leur reflet électoral devrait être de montrer la réalité des rapports de classes, la réalité du pouvoir de la bourgeoisie derrière l’homme politique qui l’incarne aujourd’hui, d’une manière particulièrement cynique, il est vrai.

La question politique clé des années à venir n’est certainement pas celle d’une alternative électorale à Sarkozy. La question clé est de savoir comment, quand, le prolétariat retrouvera confiance en lui-même pour imposer ses propres objectifs politiques à la bourgeoisie, au grand patronat, quels que soient leurs représentants politiques du moment à l’Élysée ou à Matignon. Il n’y a pas de véritable « alternative politique » dans les combinaisons électorales, avec ou sans le Modem, avec ou sans le Parti socialiste. L’alternative politique ne pourra venir que d’en bas, de l’intervention consciente des masses exploitées, de leur irruption dans la vie politique avec leurs objectifs de classe.

Extrait de la Lutte de classe 123, novembre 2009.

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« «L’Espoir à gauche» : mémé Kamizole forcée de donner un cours de rattrapage en droit des associations à Vincent Peillon ! | Accueil

25 novembre 2009

ariel-liquide.1259155493.JPGIl est fort dommage que je ne puisse insérer le diaporama que m’a envoyé tout à l’heure Jacquline de Cuisine & Compagnie… L’art de prendre les con…sommateurs pour de parfaits imbéciles !

Certes, le procédé n’est pas nouveau - réduire la quantité de produit - et 60 Millions de consommateurs l’a souventes fois épinglé depuis un an, crise aidant les entreprises rognent sur tout, mais là, Procter & Gamble autrement appelée - Unilever - multinationale bien connue atteint le summum - et c’est même une publicité mensongère ! - en s’efforçant de faire croire au consommateur qu’il bénéfcie au contraire de 10 % de produit supplémentaire.

Tout commence par le nombre de lavage. Sur l’ancien bidon : “20 lavages” et sur le nouveau : 18 + 2 lavages ! De quoi amuser un enfant de 6/7 ans pour lui faire prendre goût à l’arithmétique.

On se demande bien à quoi peuvent servir les 10 % de produit supplémentaire si la quantité de lavages est la même… Et c’est là que cela se corse car en retournant les bidons, le consommateur médusé s’aperçoit qu’il est vraiment pris pour un con.

En effet et heureuement, le fabriquant étant légalement obligé d’indiquer la quantité de produit, le client s’aperçoit que l’ancien bidon contenait 1,5 litre et le nouveau 1,4 litre…
Avouez qu’il faut être vachement fortiche pour faire passer une perte de quantité de quasi 10 % pour un bonus de 10 % !

Quand on vous dit que les consommateurs doivent faire attention à tout !

25 novembre 2009 Publié Actualité, ARNAC, PETITS RIENS | Lien permanent | Alerter

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recriweb says...

http://www.contretemps.eu/sites/default/files/bonnes%20feuilles%20EMW.pdf

Filed under: capitalisme

recriweb says...

La CDU allemande, le parti de droite au pouvoir derrière la chancelière fraîchement réélue Angela Merkel, vient de patronner une grande commémoration réunissant à Berlin les anciens chefs d'État de l'époque, Bush-père, Helmut Kohl et Gorbatchev, entourés des anciens Premiers ministres hongrois et polonais Miklos Nemeth et Tadeus Mazowiecki, de dizaines d'ambassadeurs et de 1800 invités. Congratulations mutuelles et bons mots entre « anciens collègues », comme dit Bush, alternaient avec les références aux absents, Margaret Thatcher gravement malade et François Mitterrand, décédé.

Sarkozy, une fois n'est pas coutume, n'était pas de la fête : il n'était, à l'époque, que maire de Neuilly et député des Hauts-de-Seine. Mais il se rattrapera en étant présent doublement aux célébrations. Il sera présent en personne, à Berlin, aux côtés d'Angela Merkel, de Gorbatchev, Lech Walesa, Gordon Brown, Dmitri Medvedev et Hillary Clinton, dans le cadre d'une « fête de la liberté ». Et il sera en esprit, à Paris, pendant le show organisé en parallèle place de la Concorde par ses amis de l'UMP sous forme d'un son et lumière retransmis en direct à Berlin et modestement estimé à 795 000 euros. Mais au-delà de toutes ces célébrations intéressées, que s'est-il vraiment passé il y a vingt ans à Berlin ?

L'ABOUTISSEMENT D'UN PROCESSUS

Le 9 novembre 1989, le gouvernement de la RDA, la République démocratique allemande, autorisait les Allemands de l'Est à voyager librement à l'étranger « sans aucune condition particulière ». Au bout de quelques heures, à Berlin, les gardes-frontières des points de passage du Mur, débordés par des milliers de Berlinois, laissaient passer tout le monde. Depuis des mois, notamment depuis l'annonce, en mai 1989, de l'ouverture par la Hongrie de sa frontière avec l'Autriche, des centaines, puis des milliers d'Allemands de l'Est organisaient déjà leur passage à l'Ouest par l'intermédiaire de l'ambassade de RFA, la République fédérale d'Allemagne de l'Ouest.

Érigé en août 1961, ce Mur qui séparait Berlin en deux par 43 kilomètres de pierres, parpaings, barbelés, miradors, surveillé par des milliers de gardes-frontières, tirant sur quiconque tentait de le franchir, était l'odieuse concrétisation des 1 400 kilomètres de frontière entre la RFA et la RDA. Si l'on s'en tient à la propagande des bureaucrates staliniens qui dirigeaient la RDA, le Mur devait être un rempart contre « l'émigration, le noyautage, l'espionnage, le sabotage, la contrebande et l'agression en provenance de l'Ouest ». En réalité, il tentait de limiter les départs, en un lieu où il suffisait de prendre le métro pour passer à l'Ouest, de nombreux citoyens de l'Est fuyant la dictature et la Stasi - la sûreté d'État - ou tablant sur un avenir meilleur en RFA.

Car le présent qui était le leur, sous un régime dirigé par le SED, le parti socialiste unifié qui se prétendait communiste et était présenté comme tel par les anticommunistes du monde entier, était tout sauf radieux. La vie en RDA, même si le chômage et les sans-abri y étaient rares, se déroulait dans la grisaille et la hantise permanente d'une dénonciation et d'une arrestation par l'omniprésente Stasi. L'Occident cristallisait bien des rêves, au travers de sa vitrine ouest-berlinoise, même si ses dirigeants étaient les premiers responsables de la division du monde en deux blocs à la suite de la Deuxième Guerre mondiale.

À l'époque, la crainte des Alliés impérialistes de voir éclater des mouvements révolutionnaires en Europe les avait fait accepter un partage des tâches de police avec la bureaucratie stalinienne d'URSS et les dirigeants des pays de l'Est gravitant dans son orbite. C'est dans ce cadre visant à prévenir toute intervention de la classe ouvrière, consacré par les conférences de Yalta et Potsdam, que l'Allemagne avait été divisée en 1945 en quatre zones d'occupation : les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France se partageaient la partie Ouest, l'Est étant dévolu à l'URSS de Staline. Tandis que les trois zones occidentales s'unifiaient en 1949 sous le nom de République fédérale d'Allemagne (RFA), l'Est devenait la RDA.

LA CRISE DECISIVE DU « BLOC SOVIETIQUE »

Le « bloc de l'Est » groupant autour de l'URSS les pays dits de « démocratie populaire » comme la Pologne, la Hongrie, la Bulgarie, la Roumanie, la Tchécoslovaquie et la RDA, et séparé de l'Occident par un « rideau de fer » n'était cependant pas immobile. En 1953, c'est à Berlin-Est qu'éclata la première révolte contre les régimes imposés par la bureaucratie russe. À partir de 1956, la « déstalinisation », résultant de la lutte pour la succession du dictateur défunt ouvrit des brèches menant à l'éclatement des révolutions hongroise et polonaise de 1956. Lentement les dirigeants des pays d'Europe de l'Est prirent du champ par rapport à leur protecteur soviétique ; à l'exception notable de la RDA dont les dirigeants, face à la pression directe de la RFA, avaient d'autant plus besoin de l'appui de l'URSS.

Mais pendant ce temps c'est au sein de la bureaucratie russe elle-même qu'une crise politique murissait. En 1985 affaiblie par une lourde guerre en Afghanistan, atteinte par la baisse du prix du pétrole et du gaz, l'URSS entama avec Gorbatchev, en 1985, les réformes de la perestroïka dans une atmosphère proclamant la « glasnost », la transparence. La mainmise sur les pays satellites, les « démocraties populaires », devenait d'autant plus une charge que les forces sociales qui s'y opposaient s'exprimaient plus librement. Et c'est l'URSS qui commença à desserrer son emprise.

Après le retrait de l'armée russe d'Afghanistan en février 1989, ce fut la Hongrie qui, en mai 1989, ouvrit le « rideau de fer », sans réaction de la part de Moscou. En août, Mazowiecki, catholique et membre du syndicat Solidarnosc, devint Premier ministre en Pologne. En RDA, des milliers de gens continuaient de fuir, par la Hongrie ou la Tchécoslovaquie. Dès septembre, la contestation grandit en RDA, au travers notamment des églises protestantes où s'affichaient les textes des opposants. Puis les manifestations, tous les lundis, réunirent des dizaines de milliers de participants, notamment à Leipzig, jusqu'à une manifestation estimée à un million de participants, à Berlin, le 4 novembre.

Gorbatchev lui-même, lors de fêtes du quarantième anniversaire de la RDA en octobre 1989, exclut le recours à la force armée contre les opposants. Il ne fit rien pour empêcher le limogeage du dirigeant est-allemand Erich Honecker, symbole honni du régime des bureaucrates. « Wir sind das Volk », nous sommes le peuple, clamaient les manifestants, qui voyaient venir la fin de ce régime, dès lors qu'il était ouvertement lâché par les dirigeants de l'URSS.

La crise politique en RDA et la chute du Mur allaient rapidement ouvrir la voie à la réunification de l'Allemagne sous direction de la RFA, accueillie par tous comme l'évidente réunification d'un peuple que les conséquences du grand conflit impérialiste avait durablement divisé. Mais si les premiers jours furent des jours d'une euphorie liée à la chute du régime dictatorial de l'Est et au libre accès à une Allemagne de l'Ouest vue comme le pays de cocagne, celle-ci allait vite faire place à la désillusion.

Rapidement, l'économie de l'ex-RDA s'effondra. Entre 1990, année de la réunification, et 1992, le produit intérieur brut des Länder de l'Est chuta de 38 %. Les grands complexes industriels démantelés, des milliers d'entreprises privatisées, le règne de la rentabilité capitaliste dissipa en quelques années bien des espoirs, faisant grimper le taux de chômage jusqu'à 17 % dans les régions de l'ex-Allemagne de l'Est, tandis qu'il était de 8 % dans l'Ouest. Une certaine protection sociale, en termes d'emploi, de logement, d'études, de santé, laissait le champ libre à la « libre concurrence » entre travailleurs, la grise dictature bureaucratique à la « démocratie » des Bourses.

Ce n'est pas le communisme qui a fait faillite en novembre 1989, entraîné dans sa chute par le Mur de Berlin. En revanche, c'est bien lui qui représente toujours la seule perspective de transformation d'une société capitaliste génératrice de crises économiques, de chômage, de pauvreté et de guerres.

Viviane LAFONT [source : LO, http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2153&id=31]

 

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The Corporation [VOST]

 

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Le Canard enchainé - 10 décembre 2008

Alors Sarkozy, elle est où ta refondation du capitalisme ? À commencer par nos banques ! Parce que ça fait quand même bientôt trois mois que tu nous l'as annoncée cette grosse refondation. Alors, mis à part te vanter de tenir un G20 qui n'a rien mais alors rien donné le weekend du Congrès de Reims et t'autosatisfaire comme ton pote Bush d'un nouveau G20 en avril, j'ai surtout l'impression que, fidèle à ton rôle de pantin, tu continues de nous prendre pour de gros cons !

Car pendant ce temps, on apprend qu'un "type" à Wall Street a détourné 50 G$... C'est baloo ! Et lui, je peux te dire qu'il devrait déguster, connaissant un peu les Américains.

 

 

Pour se calmer...

Lessons In Love by Level 42  
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jon says...

Au lieu de tenter un coup d'État , suis plutôt les conseils du camarade CHAVEZ !

Tu en as de la chance en plus : les tovarishes Dagrouik , Gaël et Étienne t'ont préparé un joli clip de propagande . Surtout n'hésite pas ! maintenant que tu as les médias audiovisuels à ta botte.

--~--~---------~--~
http://leftblogs.info
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