Un mauvais buzz et ta réputation peut partir en fumée
Le 10 septembre dernier, Nicolas Canteloup, Laurent Gerra ou Bruno Masure ont eu beau donner leur maximum, la blague qui a eu le plus de succès, c’est celle qu’avait fait cinq jours plus tôt Brice Hortefeux : la fameuse "Quand y en a un, ça va". Captée au vol par une caméra de l’une des chaînes parlementaires – vous savez, celle qui est dirigée par un Leclerc – elle s’est retrouvée sur le site Internet du journal Le Monde. Superbe buzz, pas totalement assumé par le ministre, qui s’est défendu en disant qu’il parlait des Auvergnats. Donc, une blague doublée d’une info : on peut cogner sur les Auvergnats, la Licra ne dit rien.
Quelques jours plus tard, Ségolène Royal, menacée par l’oubli, sort une blague encore plus "hénaurme" : un site Internet aussi développé technologiquement qu’une page de Minitel. Avec un fond d’écran pompé chez Windows et dessiné par un disciple de Raël.
Devenue la risée des internautes, Ségolène Royal squatte les conversations pendant plusieurs jours. Pour certains, "le mauvais buzz, c’est toujours du buzz. Ce qui compte, c’est de faire parler de soi." Une théorie qui, personnellement, m’atterre. Et pourtant, on peut se demander si ce n’est pas celle du porte-parole de l’UMP Frédéric Lefebvre. Un homme qui sème des réactions indignées et/ou consternées à l’issue de quasiment toutes ses interventions et qui, pourtant, a réussi à devenir une figure presque incontournable de la droite française. A défaut, quand même, d’obtenir un véritable poste d’envergure.
Photo : Flickr / Marsoo2009






